Le Chapon Fin : plus d'un siècle de gastronomie...

Créé en 1825, Le Chapon Fin est l’un des premiers restaurants triplement étoilés de l’histoire (il fait partie des 33 premiers établissements couronnés par Michelin en 1933).

Aux premières heures du XXème siècle, négociants bordelais, riches voyageurs des transatlantiques, prestigieuse clientèle du Café Anglais en route vers leur villégiature de la Côte Basque, tout le grand monde s’arrête à Bordeaux, au n°5 de la rue Montesquieu…

Une clientèle très raffinée.

Le Chapon Fin devient alors un nouveau rendez-vous très français, gourmand et raffiné et Joseph Sicard, un chef plein d'avenir y officie dans un surprenant décor de rocaille 1901, signé Alfred Duprat. Toulouse-Lautrec vient souvent dîner avec son ami journaliste Paul Berthelot, Sacha Guitry ne jure que par le tournedos diplomate, tandis que Sarah Bernhardt raffole des ortolans…

En 1960, alors que Joseph Sicard est âgé de 89 ans, Le Chapon Fin ferme ses portes. Il faudra attendre 1987 et l’arrivée de Francis Garcia, pour que le restaurant mythique redevienne un haut lieu de la gastronomie.


La seconde jeunesse du Chapon Fin


Avec l’arrivée de Nicolas Frion en 2003, Le Chapon Fin connaît un véritable renouveau. Elève doué de Boyer et Bocuse, ce jeune chef de 29 ans a secondé Thierry Marx pendant 5 ans à Cordeillan-Bages, avant de prendre les rênes de l’établissement.

Aujourd’hui, le cadre du Chapon Fin est toujours élégant quoique sans outrance : la surprenante décoration Belle Epoque a été repensée, le fameux mur de rocaille (classé monument historique) a été mis en valeur par une teinte plus moderne, et l’ambiance a été dynamisée par un mobilier coloré, simple et contemporain.

Classicisme et invention

La cuisine de Nicolas Frion, résolument inventive et raffinée s’appuie sur le terroir du Sud-Ouest tout en revisitant les recettes traditionnelles avec une grande créativité.

C’est avec une rigoureuse attention qu’il sélectionne les meilleurs poissons de l’estuaire ou les plus beaux légumes biologiques proposés sur les marchés. Si son inspiration s’appuie sur des techniques classiques, il se laisse souvent entraîner par sa jeunesse et ose des mariages subtils et originaux.